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Routine Back-To-Scholl

Comment reprendre après un long arrêt ou des vacances ?

Ma Routine “Back-To-School” expliquée pas-à-pas

Comme je vous l’ai dit dans l’article précédent, j’ai arrêté un moment assez long de travailler. Alors comment reprendre un rythme de croisière sans griller ses réserves de motivation retrouvées ? Que l’on revienne de vacances, ou pour une autre raison, reprendre après un long arrêt demande un peu d’organisation.

Je vous explique ci-après comment je fais ma « Routine Back-To-School ». J’espère que vous trouverez dans ma méthode de l’inspiration pour l’adapter à vos habitudes et votre personnalité.

Retrouver une vie saine

En général quand je suis en vacances j’ai tendance à me lâcher un peu plus et faire des excès. Dans le cas présent, il s’agissait d’une rechute dépressive, alors ça a eu un impact bien plus profond. Même ma routine de vie a été touchée.

J’ai donc commencé par faire un petit bilan.

  • Où me suis-je arrêtée ?
  • Qu’en est-il réellement de ma routine ?
  • Où j’en suis de mes objectifs ?
  • Ce qu’il me reste à faire pour les atteindre ?

J’ai besoin de passer par l’écrit quand je pose mes idées. J’ai donc appliqué une méthode très simple en répondant à ces quatre questions : j’ai tout noté ce qui me venait en vrac, j’appelle ça mon « brainwashing ».

Ensuite, j’ai pris le temps de créer mon « Ideal Working Day ». J’ai noté comment ma journée idéale de travail devrait se dérouler, du moins, comment j’aimerais qu’elle se passe :

  • Quelles actions, quelles tâches ?
  • Le temps qu’elles devraient prendre idéalement ?
  • À quelles heures elles devraient commencer ou terminer ?

J’ai, bien entendu, prévu des pauses : 5mn entre les différentes tâches (ou actions), 15 mn de pause le matin et une de 30 mn l’après midi entre mes sessions de travail ; enfin, 1h pour mon déjeuner de mi-journée.

Je précise bien une journée de travail, car je m’applique à être productive. Être productive, ça veut dire faire plus de choses utiles à l’avancement de mon projet d’activité d’illustratrice freelance. Travailler sans stress, et me retrouver le soir avec le plaisir d’avoir eu une journée bien remplie. Attention, bien ici n’est pas synonyme de quantité mais de qualité. Il faut que les actions que j’ai menées me fasse avancer dans mes objectifs.

Réveille-toi avec détermination,

Endors-toi avec satisfaction

est un de mes mantras !

Cet « Ideal Working Day », je souhaite l’appliquer 5 jours par semaine, du lundi au vendredi. Le week-end, selon mon emploi du temps, je choisis un jour qui est complètement off : un jour pour moi où je ne me mets aucune obligation. Le 2ème jour de week-end est un jour de congé plus ordinaire, avec quelques obligations.

Dans ma journée idéale, on retrouve, en plus des plages horaires dédiées à mon travail :

  • une pratique sportive
  • de la méditation
  • un peu de temps de ménage (car je ne veux pas en faire le week-end)
  • du temps pour prendre soin de moi.

J’ai aussi la volonté de me préparer un sommeil réparateur. J’ai donc pris le parti de couper les écrans à 22h00, et de me consacrer à un temps de lecture.

Quand on veut être productive, il faut savoir faire des choix, définir ses priorités. En tant qu’illustratrice, j’ai besoin de nourrir mon imagination. Un livre, en ce qui me concerne, est toujours plus nourrissant qu’une série ou un film. Bien sûr, je m’autorise une ou deux soirées cinéma ou série ou même jeu vidéo. Dans ce cas, j’ai une parade. Je me prépare au sommeil avec une séance de cohérence cardiaque. C’est un exercice de respiration qui permet de se détendre, et de calmer son activité cérébrale. Et si possible, un minimum de 15mn de lecture. J’ai décidé que mon extinction des feux idéale est à 23h30, bien que je m’autorise exceptionnellement à aller jusqu’à minuit.

Actualiser ses objectifs

Un des apprentissages de ces dernières années qui me sert tous les jours, c’est le suivi des objectifs. Lors de ma dépression, j’ai du tout reprendre de zéro. J’ai appris à tout aborder en termes de nouvelles habitudes et d’objectifs à atteindre. Bien sûr, mes psys (une psychiatre et une psychologue) m’ont accompagnée dans cette démarche, et m’ont également conseillé des lectures. J’ai testé différentes méthodes et j’ai gardé ce qui me convenait le mieux.

Aujourd’hui, j’ai une méthodologie qui fonctionne bien avec moi. Si vous voulez que je vous en parle plus avant, n’hésitez pas à me le dire dans les commentaires 😊.

Effectivement, après un long arrêt, il faut pouvoir reprendre son activité sans se culpabiliser pour ce qu’on n’a pas fait. La tendance à la culpabilité et l’auto-flagellation quand on n’arrive pas à tenir ses objectifs, vous connaissez ? Je suis un peu championne en la matière !

A ce sujet, j’aimerais préciser : souvent quand on est freelance, on a tendance à ne pas savoir se poser. Profiter de vacances bien méritées nous semble difficile car on a l’impression de ne pas faire ce qu’il faut. Cette sensation fait que lorsque on a besoin de repos, on se retrouve devant le dilemme « je suis incapable de finir ce travail si je ne me repose pas » et « je suis incapable de profiter de mon repos si je ne finis pas ce travail ».  Malheureusement, quand on travaille pour soi, ce n’est jamais vraiment terminé. D’où l’importance d’une bonne organisation, dans laquelle il faut également prévoir des plages de repos (pauses, week-ends et… vacances).

Pour en revenir à mon arrêt non prévu, j’ai bien sûr commencé à culpabiliser. Bien sûr, il arrive à tout le monde de tomber malade, que ce soit une grippe ou autre. C’était cependant très frustrant de m’apercevoir que je n’étais plus du tout dans les clous de mes prévisions.

Alors que faire quand des vacances ou un événement de vie nous a fait perdre de vue nos objectifs ? Passer à l’action ! J’ai appliqué la méthode du « Reprends de là où tu en es, ne t’occupe pas de ce qui aurait dû être »

Déjà, il faut se féliciter pour le chemin parcouru. Parce que oui, j’ai franchi des étapes et j’ai avancé. C’est déjà beaucoup mieux que de ne rien avoir fait du tout. Le seul échec c’est d’abandonner.

Il n’y a qu’une seule façon d’échouer, c’est d’abandonner avant d’avoir réussi

Georges Clémenceau

Ensuite, j’ai fait un état des lieux :

  • Quel était mon objectif ?
  • Pour quand ?
  • Quelles étapes j’ai déjà franchies ?
  • Que reste-t-il à faire ?

Je fais une sorte de table rase de ma première projection et je repars d’où j’en suis et je réévalue.

Ainsi je repars sur une base saine. Sans accumuler, dans mon esprit, un retard qui s’est instauré à cause d’un événement indépendant de ma volonté.

Une reprise en douceur : Créer sa routine Back-To-School

Et me voilà avec un nouveau plan d’action et une routine à retrouver.

Par contre, je ne vais pas démarrer sur les chapeaux de roues ; non, non, comme je l’ai dit, il ne faut pas griller les réserves de motivation renouvelée.

Ma routine revisitée

Dans un premier temps, je réintègre mes petites habitudes de journée par palier. Semaine après semaine, j’augmente la cadence.

La première semaine, j’ai préféré me concentrer sur mon sommeil. Parce que le sommeil, c’est la base de ton énergie et de ta santé. Mon vieux médecin de famille, à la retraite aujourd’hui, me disait toujours : « si les gens qui viennent me voir pour des petits bobos commençaient par dormir suffisamment, je perdrais la moitié de ma clientèle ». Donc j’applique scrupuleusement l’arrêt des écrans à 22h00 et je lis. Je me rends compte que, rapidement, en 2 ou 3 jours, mon sommeil est plus réparateur. Et je me réveille quelques minutes avant mon réveil, moins fatiguée.

Cette deuxième semaine, j’ai intégré 2 séances de Yoga et 3 de méditation.  En fait, je fais 1 jour méditation, 1 jour Yoga, 1 jour méditation 1 jour Yoga. Je verrais ce week-end si je le fais ou pas…

La semaine prochaine, j’espère arriver à : une séance de Yoga le matin, et une séance de méditation en début d’après midi. Ce sont des pratiques qui me font du bien et aident énormément à ma concentration. Et la concentration, c’est la mère de la motivation. De plus, ces activités me libèrent des toxines, physiques et psychiques. Je me sens carrément mieux dans ma peau, au sens propre, comme au figuré.

Et la 4ème semaine, je ferais en sorte d’intégrer ma routine ménage. Chaque jour, je déplace mon réveil de quelques minutes, afin de me lever de nouveau à 7h30 tous les matins.

Replanifier son travail

Je planifie en premier les tâches importantes pour mon activité d’illustratrice. Je bloque les plages horaires de ma journée où je sais que je suis le plus active. Je tiens compte de la fatigue qui s’accumule au fil des heures qui passent.

Toutes les tâches qui me demandent le plus de concentration, je les fais en premier. L’après-midi, en général, je le consacre au dessin : réalisation de commande, illustration personnelle, expérimentation… selon mon besoin du moment. Evidemment, les commandes clients passent toujours en premier.

Un autre avantage à replanifier, c’est aussi, justement, prévoir les dépassements de délais. Souvent, soit on a déterminé une date de rendu avec notre client, soit celui-ci nous a transmis un deadline précis. Je prévois toujours 10 à 20% de temps en plus dans mes prévisions pour contrecarrer le fameux « Planning Fallacy [1]». J’ai bien fait, ma commande avec deadline s’est intégrée dans ces fameux 20% ! En ce qui concerne les autre commandes, j’ai tout de suite contacter mes clients pour convenir de nouvelles dates de rendu.

Donc malgré une rechute qui m’a paralysée quelques temps, je reste professionnelle et je tiens mes engagements clients. Un incident de délai ça peut arriver, encore faut-il être honnête et clair avec son interlocuteur. Tout le monde peut tomber malade 😉   C’est toujours plus facile de discuter en amont que d’attendre la dernière minute.

Gérer son énergie sur le long terme 

Après une reprise progressive, il faut bien entendu tenir son activité et son énergie sur la durée.

On a tous des jours avec où tout va bien, tout s’enchaîne de manière idéale, et des jours plus difficile. Ces jours difficiles, je sais qu’il me faut ralentir le rythme, ne pas chercher à réaliser le fameux « Ideal Working Day ». En effet, si il est idéal, il n’ est justement pas si facile à atteindre. J’ai donc décidé des 5 tâches ou actions indispensables à faire dans ma journée. Je me concentre en priorité sur ces tâches, les autres s’ajoutent ensuite quand mon énergie me le permet.

En général, lorsque ces 5 actions sont réalisées, je me sens soulagée et énergisée. Contente d’avoir réalisé les tâches qui satisfont l’avancée vers mes objectifs, je me sens d’attaque pour faire encore mieux et plus.

Par ailleurs, les jours où j’ai beaucoup d’énergie, je serais capable de mener encore plus d’actions que celle programmées dans mon « ideal Working Day ». Là, je m’oblige à ralentir afin de ne pas me surcharger. En effet, quand on fait un métier en lien avec sa passion, certains jours nous serions inarrêtables. Oui, c’est galvanisant de sentir autant d’énergie et d’envie. Cependant, d’expérience, je sais qu’il vaut mieux s’en tenir à son planning que de vouloir prendre de l’avance. Profiter de cette énergie supplémentaire pour ses loisirs est bien plus efficace sur le long terme pour notre productivité. De plus, ce regain d’énergie, s’il n’est pas dépensé, permet de nous ressourcer en profondeur.

En conclusion

Dans tous les cas, après un arrêt long, il faut savoir reprendre le fil de son activité. Cette fameuse « Routine Back-To-School » que nous avions à faire après 2 longs mois de vacances ! On peut l’utiliser à tout moment, elle permet d’aborder un nouveau temps de travail avec sérénité.

J’ai simplement appliqué à ma personnalité et mon activité d’illustratrice freelance la méthode suivante :

  • Faire un bilan et déterminer ce qu’il me reste à faire
  • Reprogrammer mes objectifs dans le temps
  • Déterminer les 5 tâches journalières indispensables à la réussite de mes objectifs
  • Planifier mes journées, en ajoutant des tâches progressivement en plus des 5 indispensables.

Et vous ? Avez-vous une routine « Back-To-School » ? Je serais heureuse d’échanger sur votre expérience dans les commentaires.


[1] En 1977, deux psychologues, Daniel Kahneman et Amos Tversky, ont donné le nom de « Planning Fallacy »  (erreur de planning) à un phénomène que les personnes qui fixent elles-mêmes leurs délais rencontrent très souvent. En effet, un biais optimiste fait qu’on a toujours tendance à surestimer les délais pour mener à bien les tâches que nous souhaitons.

Comments

  • reply
    Aimiluce

    Génial cet article merci beaucoup, tellement de pistes pour prendre soin de soi et de respecter. Merci beaucoup pour ton partage, c’est très inspirant.

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