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Rechute de dépression : s'en sortir

Rechute de dépression : que faire et s’en sortir

Il arrive fréquemment qu’une personne sortie de sa dépression, fasse une rechute. Comme le dit cet article de Santé Magazine : “On estime à plus de 50 % le taux de rechute de la maladie même lorsque la prise en charge a permis une guérison totale et durable.”

Mon 1er fail : je suis en rechute de dépression


Comme vous avez pu le constater, j’ai peu écrit ces deux derniers mois. Comme nous sommes sur les mois d’été, d’aucun aurait pu croire que j’avais pris de longues vacances. En fait non et oui. Une difficulté de vie, et hop me voilà repartie avec mes vieux démons.

Dans cette aventure de création d’entreprise, oui un Artiste-Auteur est un entrepreneur, même si c’est un entrepreneur particulier, j’ai promis de vous partager mes « Win » et mes « Fails »

Et bien depuis ce début d’été, Fail ! Je lutte contre une rechute de dépression. Quand ça arrive on passe par plusieurs émotions : Incompréhension – mais que m’arrive-t-il ? Incrédulité -mais non j’en étais sorti ! Colère contre soi-même -mais, putain, tu vas te bouger le cul oui !!! Et, bien sûr, Culpabilité -tu es vraiment une bonne à rien, un petit truc et hop… tu ne vas quand même pas faire ça à chaque aléa de la vie !!!

Ne pas lutter contre son état

Après avoir lutté dans le vide, et m’être culpabilisée à mort parce que dépression rime avec procrastination, j’ai fait une phase d’apathie .

Et bien sûr, c’est arrivé en plein été, alors que mes psys sont en vacances… sauf que, tes psys, si tu les appelles, ils répondent présent si urgence… Mais la culpabilité et l’auto-flagellation fait que « non, tu ne vas pas les appeler, bouges-toi ! ». Je ne les ai pas appelés, et je n’y arrive pas, la culpabilité et l’autodépréciation sont toujours là… Mais j’ai décidé.
Parce que pour sortir d’une rechute de dépression, il faut la regarder en face et la reconnaître en tant que tel. Bon, ok, je repars dans le cycle infernal -oui en tant que « ancienne » dépressive, à un moment je l’ai vu ! Honnêtement, je ne suis pas prête à affronter le regard de mes psys sur cette rechute. Par contre, j’ai pris des rdvs pour la rentrée, et j’ai pris le parti d’accepter que, finalement, je suis en rechute.

En résumé, j’ai regardé ma dépression droit dans les yeux et je lui ai dit : « ok, tu es là, mais tu ne va pas t’installer ». Ca s’appelle l’Acceptation. J’ai accepté consciemment que j’étais en rechute et je l’ai embrassé. Je me suis dit, bon, ok, c’est les mois de vacances, il fait super chaud, et tu n’as envie de rien et de ne voir personne. Mets-toi dans ta grotte et attends la rentrée. J’ai passé presque 15 jours profondément enterrée dans ma grotte.

Je reconnais, j’ai une chance inouïe : mon compagnon et ma fille ont pallié à la maison. Ils ont compris et accepté mon état -force est de reconnaître que l’événement à l’origine de cette rechute n’est pas des moindres- et ils m’ont laissé tranquille, et ils m’ont accompagnée en m’obligeant à participer aux repas et en discutant de choses et d’autres. Ils ont également été à l’écoute quand j’étais -je suis- en boucle sur mon problème.

J’ai quelques amies aussi, et ma maman, qui m’ont prêtée une oreille attentive et ont fait preuve d’empathie

Vivre la rechute de dépression pleinement

En fait, à partir du moment où j’ai accepté ma rechute, j’ai commencé à aller mieux : j’ai pu en parler, et j’ai pu demander de l’aide. J’ai pu m’enterrer au fond de ma grotte, en me disant : bon, ok, tu ne vas pas bien. Tu ne pourras pas te concentrer sur ton boulot, et tu vas faire des bêtises. Alors écoutes ton corps… J’ai fait ma cure de jeux vidéo et de Netflix. Je me suis mise en vacances réelles, je suis allée dormir dans la journée quand j’en avais besoin en ne regardant pas le temps que j’y passais. Et surtout, j’ai coupé tout ce qui pouvais me parasiter : réveil et réseaux sociaux. Je ne sais pas vous, mais moi, quand je ne vais pas bien, je ne dois surtout pas me concentrer sur le temps qui passe et encore moins regarder ce qui se passe chez les autres.

Finalement, après plusieurs semaines à me débattre dans la mélasse, à partir du moment où j’ai accepté d’avoir une baisse de forme et de moral, il m’a fallu 10 jours de off complet.

Et puis c’est revenu : j’ai commencé à envisager de travailler de nouveau, et d’écrire un nouvel article. J’étais partie sur celui programmé puis je me suis dit ! Non, parle de ce qui t’arrive. C’est important de montrer que l’aventure de l’entreprenariat, ben ça ne coule pas de source. En effet, les aléas de la vie peuvent avoir un impact sur votre travail. Il faut aussi s’organiser avec ça. Apprendre à composer avec et à gérer. J’avais une commande en cours. Heureusement pour moi, j’avais prévu une petite marge d’imprévu sur l’imprévu ! Petit tip : j’ajoute toujours 20% de temps en plus sur la réalisation d’une commande quand je donne un délai : en général je prévois un temps, une marge d’éventuels imprévus et à cela j’ajoute 20%, et pour cette commande, je l’ai utilisé !

Puis, je me suis mise en off : j’ai fait un message automatique de réponse sur mon mail, je suis entrée dans ma grotte et j’ai attendu que ça aille mieux.

5 jours pleins, et j’ai commencé à sortir ma tête de la grotte. Alors attention, je ne me suis pas précipitée. J’ai d’abord renoué avec mes amis : un petit coucou, et quand il me pose la question de comment je vais-je suis honnête.

Puis je me suis sentie prête à écrire un nouvel article. C’est celui que vous êtes en train de lire.

Je vais encore m’accorder 2 ou 3 jours de off boulot, histoire de ne pas redémarrer sur les chapeaux de roues : je vais organiser ma reprise en douceur sur le courant de la semaine prochaine… Continuer à m’accorder des temps de pause, histoire de ne pas griller en plein essor mon énergie qui se renouvelle.

Ma recette pour sortir d’une rechute de dépression

Je crois, j’espère !, avoir trouvé ma recette en cas de rechute : reconnaissance de mon état, acceptation, vivre le moment pleinement en toute conscience, et ne pas se brûler les ailes au redémarrage. Et surtout, demander de l’aide autour de soi. Il y a toujours des gens qui t’aime et qui vont t’accompagner. Car ces rechutes, ces mini-dépressions, vont être récurrentes. Tu vas encore avoir des moments difficiles, qui vont te faire plonger. Tant pis, acceptes-les, intègres-les comme des moments de ta vie. Et si tu planifies un projet, n’oublies pas d’ajouter la marge de 20% une fois que tu as tout prévu, mêmes les imprévus !

Et vous, avez-vous déjà vécu une rechute de dépression ? Dites-moi dans les commentaires comment vous les gérez, ou penser les gérer si ça arrive.

Comments

  • reply

    c’est vraiment courageux d’en parler et il n’y a pas à en avoir honte, on ne choisit pas la ou les rechutes. Il est crucial d’apprendre à parfaitement se connaître pour prendre les mesures qui s’imposent lorsque l’on identifie la rechute : savoir demander de l’aide, savoir ralentir le rythme souvent infernal que l’on s’impose, obtenir une écoute attentive et empathique. Et aussi faire une cure de magnésium, vitamines, millepertuis, ou autres remèdes naturels, de façon précoce, peut éviter d’avoir recours à des substances allopathiques plus fortes certes mais avec quelques effets secondaires parfois embêtants.

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